Macron et Noé, la bien lente législation face au numérique

Le lièvre et la tortue, cela vous rappelle quelques histoires de votre enfance? Oui, c’est un conte avec une bien belle conclusion: rien ne sert de courir… toutefois, dans...

Nouvelles opportunités économiquesLe lièvre et la tortue, cela vous rappelle quelques histoires de votre enfance? Oui, c’est un conte avec une bien belle conclusion: rien ne sert de courir… toutefois, dans la vie réelle, la morale qui prévaut plus souvent est celle de Bip Bip et du Coyote: certains auront beau être aussi ingénieux que possibles, ils auront toujours un train de retard. Emmanuel Macron, à qui on ne peut reprocher d’être inactif et de manquer d’ingéniosité, visite les grands du numérique français et en profite pour présenter son projet de loi sur les Nouvelles Opportunités économiques, la si bien nommée « Noé ».  Il prévoit de la soumettre au Conseil des ministres en début d’année 2016.

Ce qu’est NOE et la loi Macron 2

Le Ministre de l’économie souhaite embrasser la révolution numérique qui mute si rapidement notre économie, ne plus subir mais au contraire porter ce changement profond et en créér une opportunité de « construction collective ». La réalité est plus précisemment que le gouvernement français doit aujourd’hui réduire le décalage entre l’écosystème numérique et le système législatif. Dans la pratique, Noé, c’est une série de bonnes volontés et d’idées sans un texte clair à ce jour mais qui suscite déjà de nombreuses critiques et commentaires de la part des acteurs du secteur qui, il y a encore peu, s’associaient au mouvement des « pigeons » pour nombre d’entre eux. Les membres du comité qui a réfléchi au texte proviennent de divers horizons: spécialistes du droit du travail, juristes, économistes, et responsables associatifs.

Ce qu’inclut l’arche de Noé

Bien qu’il soit difficile de résumer l’ensemble de ce qu’inclut Noé, en voici quelques points:

  • Accès au crédit pour les micro-entrepreneurs et faciliter les lois concernant les entreprises individuelles afin de réduire le chômage et créer de la croissance,
  • Création d’un fond de pension pour les start-up pour supporter les projets à fort potentiel International,
  • Réduction des législations et exigences de qualifications pour certains métiers,
  • Création d’un nouveau statut professionnel dit de « proximité » pour accéder à certains postes et cela, même sans qualification,
  • Aide à la numérisation dans les entreprises qui ont des difficultés à intégrer la révolution digitale,
  • Formations aux métiers du numérique pour les métiers voués à disparaitre.

Bien que ces réformes et bonnes volontés peuvent être saluées, beaucoup attendent d’en voir la mise en pratique.

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