Les banques sous la menace des hackers

Le piratage informatique n'arrive pas qu'aux internautes imprudents. Banques, entreprises et institutions sont aussi victimes des hackers.

Personne n’est à l’abri. Alors que les pratiques à risque et le manque de précautions des internautes les rendent vulnérables aux phising, ransomwares et autres piratages, d’autres cibles sont aujourd’hui largement visées par les cybercriminels.

Les banques : Saint-Graal des cybercriminels

Alors que l’activité des ransomwares auprès des particuliers semble lucrative pour certains pirates, d’autres voient encore plus gros en termes d’actions et de revenus.

Lors des 6 derniers mois, le monde bancaire a été secoué par deux affaires de cyber-attaques contre des infrastructures financières internationales.

D’abord en février, quand la banque nationale du Bengladesh a officiellement annoncé avoir été victime d’une attaque. Ce jour-là, des pirates informatiques étaient parvenus à détourner la bagatelle de 81 millions de dollars vers une banque située aux Philippines. Plus que le résultat de l’attaque, c’est la méthode qui inquiète chez les banquiers : en parvenant à tirer parti du système SWIFT, les hackers ont mis à mal le réseau qui connecte des milliers de banque dans le monde entier.

Si l’impact de l’attaque et ses gigantesques conséquences semblent exceptionnelles, cet événement n’est pourtant pas un acte isolé. Le réseau SWIFT avait en effet été victime auparavant de plusieurs tentatives d’attaques au Vietnam puis en Equateur.

Plus récemment, l’arrestation de pirates financiers en Russie a relancé le débat sur la vulnérabilité des banques face à ces hackers chevronnés. La police Russe a ainsi déclaré avoir arrêté une cinquantaine de personnes soupçonnées d’avoir détourné la modique somme de 25 millions de dollars en 5 ans grâce aux piratages de banques d’Europe de l’Est.  

Face à la mise en évidence de ces failles de sécurité au sein des banques mondiales, les acteurs financiers misent sur de nouvelles méthodes pour protéger leur argent et celui de leurs clients. Une fois n’est pas coutume, la solution pourrait venir de la technologie blockchain. Cette innovation, parfois considérée comme une menace pour le système financier actuel, serait en mesure de fournir la protection adéquate aux banques face aux hackers.

Les entreprises peu conscientes des risques.

Les spécialistes de la cyber sécurité alertent également de plus en plus sur la vulnérabilité des infrastructures des petites et moyennes entreprises face aux cyber-attaques.

Au cours des dernières années, de nombreuses études ont montrées le manque de prise de conscience de la part des chefs d’entreprises. Une étude menée par The Economist a montré que la cyber-protection n’était que la 9eme priorité des dirigeants en 2015.

Pour inciter les entreprises et leurs patrons à se soucier davantage de la sécurité de leurs infrastructures et de leurs données, certains gouvernements envisagent même d’aller plus loin. Ainsi, des députés britanniques ont proposé aujourd’hui un rapport contenant des recommandations bien spéciales pour pénaliser les entreprises incapables de se protéger correctement contre la cybercriminalité.

Parmi ces propositions, la possibilité de sanctionner financièrement les sociétés sous forme d’amendes, ou encore d’aligner le salaire du CEO de l’entreprise sur la qualité de sa cyber protection. Des décisions visant à inciter les entreprises à mieux protéger leurs données, et celles de leurs clients face aux menaces grandissantes de piratage.

Que ce soit par le biais de la technologie ou de la legislation, les mois et années à venir seront cruciaux pour le futur de la cyber sécurité. Les outils pour contrer les hackers semblent exister, mais le défi pour les entreprises, gouvernements et particuliers sera maintenant de les utiliser au mieux et de conserver une longueur d’avance sur les cybercriminels. 

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